Notícias
Aqui você pode listar notícias e atualidades.
 Localizar   
Compartilhe
Tamanho da fonte



Cristãos Libaneses
25/6/2007
O jornal libanês L'Orient le Jour pediu às mais importantes personalidades cristãs no país que respondessem a três questões sobre o papel da comunidade na sociedade libanesa. As questões são: « Como sair da marginalização cristã atual? » « Qual é a participação dos cristãos e em que caso ? » « Qual o papel dos cristãos no futuro do governo libanês ? » Leia aqui as respostas dadas por Carlos Edde, líder do Bloco Nacional Libanês.

Carlos Eddé: Il faut créer de solides alliances avec les modérés de toutes les communautés face aux fondamentalistes

La rubrique réalisée par Michel HAJJI GEORGIOU

Depuis le retrait de l'armée syrienne, la question du rééquilibrage sur le plan de la participation chrétienne est au cœur du débat politique. Les analyses sont différentes, les opinions variées. L'Orient-Le Jour a demandé à une trentaine de personnalités chrétiennes du monde politique, académique et de la société civile de répondre dans ce cadre à trois questions complémentaires sur ce sujet. Ces trois questions sont:
« Comment sortir de la marginalisation chrétienne actuelle ? »

« Quelle participation pour les chrétiens et dans quel cadre ? »

« Quel rôle pour les chrétiens à l'avenir dans la formule libanaise ? »
Après Ghassan Tuéni, Michel Aoun, Samir Geagea et Élias Murr, c'est au tour du Amid du Bloc national, Carlos Eddé, de poursuivre le débat en synthétisant cette fois la réponse aux trois questions :

« L'avenir des chrétiens du Liban sera déterminé par plusieurs éléments, ou mieux encore une combinaison de ces éléments. Chaque point cité à suivre devra faire l'objet d'une étude en profondeur et les réflexions que l'on en tirerait permettront aux chrétiens de tracer une stratégie, de corriger des erreurs, de renforcer ce qui est en leur faveur et de minimiser les conséquences de l'inévitable. »
Quels sont ces facteurs ?
« D'abord et surtout le nombre des chrétiens par rapport à celui des autres communautés ; ensuite leur richesse et leur productivité ; les moyens dont ils disposent ; l'identité confessionnelle par rapport aux identités nationales et régionales, de clan et d'idéologique ; la cohésion et l'unité de leurs membres ; la détermination de résister coûte que coûte ; l'esprit de sacrifice ; une vision commune de la stratégie ; la capacité de savoir évaluer les risques et opportunités que la politique régionale impose et l'intelligence d'être en harmonie avec ceux des autres communautés libanaises de façon permanente sans pour autant s'annuler.

« Cet exercice devra être répété en se mettant à la place des autres communautés au Liban et dans le Proche-Orient arabe. Le résultat permettra d'évaluer les points de vue d'autrui dans la recherche d'une solution équitable.

« Même atténué par des facteurs comme le niveau moyen culturel ou de productivité, il n'en reste pas moins que la région s'achemine vers la démocratie où la loi du nombre détermine la composition de la Chambre des représentants et par conséquent le pouvoir politique. Grâce à la conception du modèle de démocratie consensuelle, le pouvoir du nombre est atténué dans la forme.

Mais cette formule n'élimine pas le fait que quel que soit le régime électoral, nul ne peut nier l'évidence que les électeurs musulmans, supérieurs en nombre, élisent par conséquent un nombre supérieur de députés, qu'ils soient chrétiens ou musulmans. Et même cette formule pourrait ne pas tenir longtemps au fur et à mesure que le fossé numérique intercommunautaire grandit. Mais quoi qu'il en soit, la solution passe obligatoirement par l'instauration de l'État civil et par une profonde décentralisation administrative.

« Ayant soulevé une multitude de questions, je conclurai par une phrase que Pierre Eddé me répétait: "Avant de penser en termes de groupes ethniques, culturels et linguistiques, l'humanité est divisée entre des tolérants et des intolérants de tout bord, entre ceux qui veulent vivre et acceptent les autres, et ceux qui refusent la diversité. " La présence des chrétiens au Liban sera déterminée par leur capacité de privilégier l'essentiel face au superlatif, de faire des choix acceptables par une majorité de tout bord et de créer de solides alliances avec les modérés de toutes les communautés afin de faire face aux fondamentalistes de toutes confessions. »

Michel Hajji Georgiou



voltar


Política de privacidade. ©2014. Criação FamilySites.com.br