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A América-Latina e o Mundo Árabe: a estreia de um flerte
19/12/2012
Em um Colóquio Internacional realizado na USEK, em Beirute, o professor da Universidade Sciences Po, de Paris, discutiu sobre as relações entre América Latina e o Oriente Médio. Leia o texto original, publicado no L’Orient Le-Jour, em Francês.

C’est à l’occasion d’un colloque international sur les relations entre le Moyen-Orient et l’Amérique latine, organisé à l’USEK, que « L’Orient-Le Jour » a rencontré Olivier Dabène, professeur des Universités à Sciences Po et directeur de l’OPALC. SUR LE MEME SUJET
Un Master et une chaire Amérique latine à l’USEK
Peu d’échanges commerciaux, deux régions du monde très éloignées géographiquement, des langues et des cultures très différentes... À première vue, l’Amérique latine et le Moyen-Orient n’ont pas beaucoup d’intérêts communs. Mais depuis une dizaine d’années maintenant, les rapprochements diplomatiques entre ces deux régions ont pris de l’ampleur et se sont principalement traduits par trois Forums birégionaux ASPA (Amérique du Sud-pays arabes), à Brasilia en 2005, à Doha en 2009 et à Lima en 2012. C’est dans ce contexte que le Centre des études et des cultures d’Amérique latine (CECAL) de l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK) a organisé en partenariat avec le Réseau de recherche interdisciplinaire sur le monde arabe et l’Amérique latine (RIMAAL) un colloque de deux jours sur les relations entre le Moyen-Orient et l’Amérique latine, avec pour thème « Une décennie de relance sud-sud ». « Cet événement auquel ont participé dix pays différents autour d’une vingtaine de sujets est
une première mondiale », souligne Olivier Dabène, professeur des Universités à Sciences Po et directeur de l’OPALC (Observatoire politique spécialisé sur l’Amérique latine et les Caraïbes). « Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est le travail qu’accomplit la communauté scientifique pour accompagner le développement des relations diplomatiques entre ces deux régions », poursuit le chercheur, de passage pour quelques jours au Liban et invité à clôturer le colloque. « Les diplomates encouragent ce type de rencontres entre chercheurs elles leur apportent des éléments de réflexion sur des problématiques précises et sont une source importante d’idées », ajoute-t-il.

Sud-sud Aujourd’hui, l’enjeu principal du rapprochement entre l’Amérique latine et les pays arabes est le partage d’une vision du monde. « Au-delà des différences politiques qu’il peut y avoir entre ces deux régions ou même au sein des pays d’une même zone géographique, l’Amérique latine et le Moyen-Orient cherchent à reconfigurer les rapports de force du système international et ont tout intérêt à coopérer ensemble, pour pouvoir avoir un impact réel aux Nations unies par exemple », souligne Olivier Dabène. C’est donc un rapprochement sud-sud qui rappelle celui à une autre époque du mouvement des pays non alignés, par sa volonté affichée à se détacher de toute hégémonie ou polarisation mondiale. Pour le directeur de l’OPALC, « ce rapprochement est à ses tout débuts, et le rôle des chercheurs en relations internationales est de se poser les bonnes questions pour évaluer ses chances de réussite ». Est-ce que deux régions peuvent durablement tisser des liens sans forcément entretenir des relations économiques importantes ? Jusqu’à quel point faut-il institutionnaliser la coopération ? « Il est important de trouver un équilibre pour ne pas tomber dans une bureaucratisation excessive des relations », souligne Olivier Dabène. Il pose également la question du leadership. « Au sein de chaque région, un pays doit prendre des initiatives, c’est le cas du Brésil pour l’Amérique latine. Les pays arabes cherchent toujours leur meneur de jeu, même si le Liban a à maintes reprises exprimé son désir d’accueillir le secrétariat général de l’ASPA pour la région du Moyen-Orient », poursuit-il. Un autre point important à prendre en compte concerne l’hétérogénéité de tous ces pays, pour lesquels il est difficile de trouver des agendas de travail communs. « Il faudra alors faire preuve de beaucoup de flexibilité et ne pas systématiquement essayer de casser des dynamiques de sous-groupes », opine le chercheur. Et enfin, il évoque la question de l’environnement international. « Aujourd’hui, avec une Europe en pleine crise économique et des États-Unis menacés dans leur hégémonie par la puissance montante de la Chine, le timing est favorable au rapprochement entre ces deux régions », conclut-il. C’est ainsi, autour de ces éléments de réflexion, que vont se poursuivre les prochains colloques de ce genre et accompagner, qui sait, le processus de démocratisation des pays arabes, qui ont certainement des idées à puiser du côté de leurs voisins latino-américains, qui sont passés par là, une trentaine d’années auparavant.

Un Master et une chaire Amérique latine à l’USEK
07/12/2012
Le Liban, peut-être plus que d’autres pays arabes, a une relation particulière avec l’Amérique latine à cause de l’importante diaspora libanaise particulièrement bien implantée au Brésil, en Argentine, au Venezuela ou encore au Mexique. Et les étudiants libanais, peut-être plus que d’autres étudiants arabes, portent un intérêt à cette région du monde. Ainsi, après avoir créé le Cecal, l’USEK a annoncé un projet de Master sur l’Amérique latine en partenariat avec l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL) rattaché à Paris 3, ainsi qu’une chaire Amérique latine.



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